
Il y a quelques semaines j’ai vu l’épisode de Penn & Teller’s Bullshit sur PETA (People for the Ethic Treatment of Animals ou Pour un Traitement Éthique des Animaux, en français.) En y repensant, ça m’a donné envie de vous en parler. En fait ce qui m’a réellement poussé à vouloir vous en parler c’est que, hier, j’ai lu sur dans la section “About me” du MySpace de mon frère qu’il se décrit comme un “wannabe vegetarian”. Donc il veut être végétarien. Qu’est-ce qui lui en empêche? Son amour pour le BBQ?
Je me souviens de la première fois qu’il est arrivé avec cette idée à la maison (à l’époque où nous habitions encore sous le même toit). Si vous me connaissez bien, vous savez comment je peux m’emporter sur un sujet comme celui-ci… et donc, j’ai commencé à attaquer le pauvre petit. Aucun de nous deux n’avait vraiment fait ses recherches sur le sujet, mais il est clair que je l’ai anéanti quand même. La preuve? Je n’en ai plus entendu parler. Mais là je reviens à la charge!
En fait, je n’ai jamais rencontré de végétarien qui ait pu me convaincre des raisons pourquoi je devrais me convertir. À part le coté santé de la chose, je n’y vois aucun avantage réel. Attention, ici, par santé, je veux juste dire qu’on se préoccuperait plus de balancer notre alimentation en étant végétarien ou même végétalien (j’aime mieux le terme anglophone vegan) que le contraire.
Quelles sont les raisons idéologiques qui poussent ces personnes à arrêter de manger de la viande? Pourquoi veut-on nous convertir? N’est-ce pas un fait que l’être humain a pu survivre tout ce temps grâce à la consomation de viande animale? Peut-être que j’invente, mais est-ce inexact de constater que les aborigènes des régions nordiques ne se nourrissent que de viande? Auraient-ils pu manger autre chose à l’époque où l’importation d’aliments n’existait pas? Au fait, importent-ils maintenant des légumes ou continuent-ils à ne manger que de la phoque? Ces gens là seraient-ils exempts des attaques de PETA parce qu’ils n’ont pas vriament le choix de se rechauffer avec de la peau d’ours?
Des questions comme celles-ci j’en ai beaucoup. Je n’ai pas l’énergie en ce moment pour faire de la recherche sur les aborigènes ni sur l’histoire de l’évolution de l’homme, mais je me dis que si nous avons évolué comme nous l’avons fait c’est certainement parce qu’on a mangé des protéines au cours de notre histoire. Oui, je le sais qu’il y a des protéines dans les beans et dans les peanuts, mais nos ancêtres ont choisi de chasser. Et ce ne pas seulement pour des raisons alimentaires, mais ils utilisaient les os et les peaux des animaux qu’ils mangeaient. Bref, on est pas arrivés là où on se trouve par magie.
Aussi pourquoi les végétariens qui détestent tellement la viande n’arrêtent-ils pas d’essayer de l’imiter. Je suis tannée de leurs végé-burgers, leurs végé-bacon et leur mille-et-un plats au tofu qui veulent à tout prix arriver à gouter pareil comme si on les avait cuisiné avec de la vraie viande! Créez-vous vos propres plats et arrêtez d’imiter notre bon steak haché!
Et bon, pour revenir au respect des droits des animaux. Ingrid Newkirk la fondatrice de PETA a dit que “l’esclavage n’est pas fini [...] dans le monde en général. Les animaux sont les esclaves d’aujourd’hui.” Euh, OK. Je crois fortement que quiconque compare un être humain à un animal n’est pas quelqu’un de lucide. Regarde tous les vidéos que PETA nous montre dans les rues et ensuite fait juste regarder la scène du soir à l’orphelinat dans Slumdog Millionaire. La personne qui décide de donner son argent à une association qui place la souffrance des poules, des vaches et des cochons en haut de la souffrance de vrais êtres humains ne mérite pas mon respect. Je serai même capable de dire qu’elle mériterait de vivre cette souffrance.
Et je ne vous ai même pas parlé de leur campagne de “l’Holocauste dans votre assiette” ni de celle qui fait allusion au cannibalisme.
En tout cas, nous ne devons pas non plus mettre tous les végétariens dans la même assiette (alerte à la blague! hehe) donc je ne continuerai pas ce texte jusqu’à ce que quelqu’un m’explique pourquoi il/elle a décidé de devenir végétarienne. Et, désolée Fred, je ne considère pas qu’être vegan aide qui que ce soit et il me manque encore des arguments de ta part autre que “Meat is murder”. Parce que si on veut considérer les animaux comme des être capables de souffrance, on devrait aussi se pencher sur cette capacité chez les plantes. Après tout ce sont des êtres vivants aussi.
Quelqu’un me contredit? SVP?
Je suis d’accord avec toi là-dessus! Sauf que… Oui les animaux sont des êtres capable de souffrance, et peut-être les plantes aussi…! Mais naturellement la souffrance humaine est différente… En tout cas, nous sommes omnivores et tuer pour se nourrir n’est qu’une triste réalité de la vie. C’est la loi de la nature. Est-ce qu’on va essayer de convainvre des lions d’arrêter de chasser les zèbres?…
“Est-ce qu’on va essayer de convaincre des lions d’arrêter de chasser les zèbres?”
Voilà! Je n’aurais pas pu dire mieux!
Je suis surpris de constater que tes arguments nous ramènent toujours 1000 ans en arrière ou encore au monde animal. Je ne suis pas un lion et je ne mange pas de la viande parce mes ancêtres néandertaliens en mangeait. Si je suivais ton raisonnement j’irais assommer mon voisin avec une branche pour lui voler sa femme…
L’être humain doit s’ajuster au nouvelles réalité du monde qu’il construit …ou détruit, selon le degré de pessimisme. Les animaux que nous retrouvons en petits blocs dans les rayons des supermarchés n’ont pas été chassé alors qu’ils gambadaient gentiment dans la prairie. Bien que je trouve un peu dégradant la façon dont nous traitons nos animaux de consommation – personne ne voudrait voir son chien traité de la même manière qu’un animal de ferme – je pense que l’argument le plus convainquant est celui de l’impact environnemental de la production de viande animale.
Se nourrir de protéine animale est beaucoup plus polluant que se nourrir de protéine végétale. Une diminution de 20% dans la consommation de viande des américains aurait le même impact que ci ceux-ci conduisaient tous des Toyotas Prius. Et on ne parle ici que de l’impact sur la qualité de l’air.
Évidemment, l’impact de mon argumentation sur le lecteur est relatif au degré de je -m’en-foutisme face à la cause environnementale. Le végétarisme ne règle rien en soi, mais il est important de prendre conscience de l’impact de nos habitude de vie en tant que société.
Je t’avoue “Je” que lors de l’écriture de cet article je n’avais jamais regardé le végétarisme du coté écologique. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi est-ce que ça ne m’a jamais passé par l’esprit… En tout cas, je me suis informée sur le sujet et effectivement tu as tout a fait raison : Au niveau mondial 18% de la pollution est émise par le bétail (le coupable ici c’est le méthane produit par la digestion des vaches) tandis que 12% est due au transport. La différence n’est pas énorme mais quand même assez pour réaliser qu’il existe un problème réel que je n’avais pas considéré.
Maintenant, il semblerait que la réalité au Québec est complètement différente : l’agriculture ne serait responsable que pour 4% du total des polluants tandis que les voitures le sont pour 40%. Je ne veux pas utiliser ces chiffres pour prouver mon point, mais il reste que je ne suis pas convaincue.
Je me soucie assez de l’environnement pour t’assurer que je tente de faire tout mon possible pour nuire le moins possible et ne te nierai pas que je faisait déjà mes recherches pour trouver une ferme certifiée biologique avec un point de chute à Montréal qui pourra me fournir en fruits, légumes et viandes produits de façon plus responsable. Je ne deviendrai pas végétarienne, mais ai bien conscience de l’environnement et saches que je continuerai à vivre le plus possible en prenant des habitudes plus responsables.
Enfonçons le clou un peu plus…
Je remarque javimsan que ton commentaire ne se réfère qu’aux impacts de la production animale sur la qualité de l’air.
Toutefois, lorsque l’on veut évaluer l’impact environnementale d’un choix il importe de considérer le problème dans son ensemble.
Au delà de la pollution reliée aux “pets” de vache, il faut donc aussi considérer toute la production céréalière nécessaire pour nourrir ces animaux et l’espace que cette production occupe. Un tiers de la production céréalière mondiale sert à nourrir le bétail et le quart de la superficie terrestre est utilisée à des fins de pâturage. Ajoutons à cela la détérioration de la qualité de l’eau dans les régions d’élevage intensif (le problème des mégaporcherie au Québec en est un bon exemple), l’utilisation des hormones, des antibiotiques, ect.
Évidemment, la fève de soya n’est pas non plus la solution miracle et comme nos océans se vident rapidement…
La vérité est qu’à long terme l’humain devra apprendre à diversifier ses sources de protéine et devra faire le choix difficile d’éliminer les plus polluantes .
Le plus grand obstacle à cette évolution est sans doute… culturel. Seriez-vous prêt à vous tourner vers la plus grande source de protéine jusqu’à présent quasiment inexploité ; les insectes.
Vos petits enfants devront peut-être le faire…
Bon, si on veut parler de la production céréalière et la pollution qui en résulte attaquons nous aussi aux “super” bio-carburants. Et, si on veut pousser, l’agriculture de masse, les OGM et tout le reste! Manger des légumes a aussi ses contre-indications. Tout ce que je viens de te nommer ici fait partie, selon moi, du problème. On me dit que les OGM ont été inventés pour produire plus et ainsi éliminer la famine. C’était peut-être une bonne idée à l’époque, mais ça n’a pas empêché les gens du tiers-monde de continuer de mourir de faim et ça ne semble fonctionner que dans les pays riches où l’on se nourrissait déjà assez bien. Des magasins jettent littéralement de caisses et des caisses de nourriture car ils n’arrivent pas à la vendre!
Tu sembles être végétarien pour les bonnes raisons et je m’excuse si je t’ai offendu mais ce ne sont pas celles que je visais initialement. Selon moi, le problème écologique n’est pas tant manger de la viande que la façon dont on fait l’élevage. Je crois en la production locale des aliments et suis très au courant que c’est une façon utopiste de voir les choses. Si tout était fait à plus petite échelle, il y aurait certainement moins de gaspillage et peut-être ce serait moins nocif pour l’environnement ou peut-être que non. Je ne le sais pas.
Reste que, du point de vue environnemental, on doit s’attaquer à toute la chaine de production des aliments et pas seulement à celle de la viande. Manger des insectes? Ok. Je ne suis pas contre, mais ça pourrait me prendre quelque années à m’habituer (je ne suis pas encore capable de manger des sushis alors imagine! hehe.) Mais je t’avertis que les problèmes viendront aussi. On dirait que dès que l’humain commence à jouer avec la reproduction et la mort d’être vivants ça dégénère, peu importe si c’est des animaux ou des végétaux.
60% de la pollution planétaire est due à l’exploitation de bétail en masse. Tu veut régler 60% du problème écologique ? Tu sait ce qu’il te reste à faire …
http://a21.idata.over-blog.com/600×430/1/08/41/58/repertoire-2/v-g-tarisme-ch.jpg
De plus, le côté éthique est très présent. Quand tu ôte la vie à un être vivant tu l’empêche de faire son expérience (donc d’évoluer) au sein de la matière dans laquelle il est incarné.
Pour ce qui est de la souffrance, pourquoi ce restreindre au seul règne animale ? Et bien sa c’est la biologie qui nous l’enseigne. Ce qui détermine la différence entre un animal et un végétal c’est la présence ou non d’un système nerveux. Donc, sa capacité à souffrir. Conclusion un végétal ne souffre pas lorsque tu l’arrache.
De plus, la tradition ou l’héritage que nous à transmis nos ancêtre ne légitime en rien la souffrance occasioné. Un exemple, on à depuis la nuit des temps pratiqué l’esclavage, ça n’a pas empêché un jour un gars (à savor Abraham Lincoln) de ce lever et de dire “non, stop, ont arrête tout c’est complètement inhumain” ! En l’occurence, c’est spéciste.
Voila, ce sont les raisons sommaire et non exhaustive qui me pousse à être vegan.