
Hier, j’ai partagé sur Facebook un enregistrement audio d’un certain Jean Jacques Crèvecoeur qui nous prévient contre les possibles dangers du vaccin contre le virus A-H1N1. Je ne prétends pas être plus capable que le reste de la population pour faire des recherches, mais les informations sont là si on les veut, alors pourquoi ne pas s’informer pour vrai au lieu d’écouter les médias?
Sur le site internet de Santé Canada, j’ai trouvé le nom du vaccin qui sera distribué au Canada ainsi que ses composantes. Il s’appelle Arepanrix H1N1 et est produit par une filiale de GlaxoSmithKline Biological nommée Corporation ID Biomedical of Québec.
Chaque dose de 0,5 mL du vaccin ArepanrixMC H1N1 contient 3,75 µg d’hémagglutinine (HA) dérivée de la souche A/California/07/2009 (H1N1)v. L’adjuvant AS03 est constitué d’une phase huileuse, contenant une huile naturelle et biodégradable, soit le squalène (10,69 mg par dose), et du DL-α-tocophérol (huile de vitamine E; 11,86 mg par dose), mélangée à une phase aqueuse composée d’un tampon phosphate isotonique. On a recours au polysorbate 80 (Tween 80; 4,86 mg par dose), un émulsifiant, pour stabiliser l’interface huile/eau. Chaque dose contient également 5 µg de thimérosal, un agent de conservation. Avant l’administration, il faut prélever le contenu du flacon renfermant l’adjuvant et le mélanger, selon un ratio de 1:1, avec le contenu du flacon renfermant l’antigène.
Certains d’entre vous pourraient comprendre ce charabia, moi j’ai fait des études en art et en sciences humaines donc pour moi c’est comme du chinois. Je cherche donc à comprendre certains termes :
- µg est le symbole qui représente l’unité de mesure équivalente 1/1 000 000 d’un gramme : le microgramme.
- L’hémagglutinine (HA) est une glycoprotéine antigénique présente à la surface du virus de la grippe et est responsable de la fixation de la particule virale à un récepteur situé sur la cellule cible.
- Un adjuvant immunologique est une substance qui (quand elle est administrée conjointement avec un antigène) stimule, active, prolonge, renforce, potentialise ou module le système immunitaire, bien que cette substance n’ait pas elle-même et en soit de vertu antigénique. (Un antigène c’est ce qui fait réagir le système immunitaire et qui sert à nous immuniser dans le fond, si je comprends bien, ici, c’est l’hémagglutinine.)
- Le squalène est un lipide produit naturellement par tous les organismes supérieurs y compris les humains. Il est présent en grande quantité dans l’huile du foie des requins, d’où son nom, et en moindre quantité dans l’huile d’olive et autres produits comestibles.
- Le DL-α-tocophérol c’est de la vitamine E.
- Le polysorbate 80 est un émulsifiant normalement utilisé dans la crème glacée pour éviter que les protéines de lait enveloppent complètement les gouttelettes de gras.
- Le thimérosal est un composé chimique organo-mercuriel composé d’environ 49 % de mercure utilisé comme antiseptique et antimycosique (champignons).
Les composantes qui sont sujet de polémiques sont le squalène et le thimérosal. Le thimérosal à cause du mercure qu’il contient et le squalène car il est possiblement relié au syndrome de la guerre du Golfe (1990-1991). Cette « maladie » est caractérisée par des troubles du système immunitaire, des malformations congénitales et possiblement des décès. Selon un rapport du comité consultatif mondial sur la sécurité des vaccins de l’Organisation mondiale de la santé datant de l’été 2006, il n’y avait pas de squalène dans les vaccins administrés aux anciens combattants de la guerre du Golfe :
On a laissé entendre qu’il y avait peut-être un lien entre les problèmes de santé présentés par les anciens combattants de la guerre du Golfe et la présence possible de squalène dans les vaccins qu’ils avaient reçus. Un rapport publié a avancé que certains d’entre eux, qui avaient reçu des vaccins contre le charbon, avaient développé des anticorps antisqualène et que ces anticorps avaient provoqué des incapacités. Mais il n’y avait pas de squalène dans les vaccins administrés à ces vétérans, pas plus qu’il n’y en avait eu d’utilisé dans le procédé de fabrication. Divers articles ont été publiés indiquant les faiblesses techniques de ce rapport original.
[…] Le Comité a conclu que les craintes suscitées par la présence de squalène dans les vaccins, déclenchant la production d’anticorps antisqualène pathologiques, sont infondées. Cependant, il a bien noté que l’expérience que l’on a des vaccins contenant du squalène repose principalement sur des classes d’âge élevées et a recommandé que, lorsque l’on introduira des vaccins contenant du squalène dans d’autres classes d’âge, un suivi après commercialisation attentif soit effectué pour détecter toute manifestation indésirable postvaccinale éventuelle.
Le comité considère important d’attirer l’attention sur le fait que les vaccins antigrippaux ont été administrés à grande échelle, mais majoritairement sur des gens de 65 ans et plus et donc ils ne peuvent confirmer quels sont les effets sur une population plus jeune. Cette information date de 2006. Selon Wikipédia, en 2008 la National Academy of Science des États-Unis aurait publié des preuves que ces maladies peuvent être expliquées en partie par leur exposition à des inhibiteurs de l’acétylcholinestérase.
Dans le site de la National Academies Press, j’ai trouvé un texte officiel de l’Institute of Medicine qui stipule que le squalène est utilisé dans une panoplie de produits cosmétiques (crèmes, rouges à lèvres, maquillage, etc.) ainsi que dans des suppléments alimentaires. Selon eux, l’ingestion excessive de squalène à partir de suppléments alimentaires peut causer une pneumonie lipidique. Evidemment, dans le cas d’un vaccin, cette possibilité est exclue dû au fait que la présence de squalène est minime. Les auteurs du texte expliquent les résultats d’une étude faite sur un trop petit échantillon, qui confirmerait la toxicité du squalène. Ils stipulent que malgré le fait que les résultats ne puissent pas être considérés véridiques dû au trop petit échantillon ainsi qu’à certains aspects méthodologiques qui n’avaient pas été révélés, l’étude ne peut pas être écartée.
Je n’ai pas réussi à trouver des études récentes ce qui ne signifie pas qu’il n’y en ait pas, mais possible qu’elles ne soient pas terminées ou, si elles le sont, tout simplement pas publiées sur internet.
En conclusion, je continue d’affirmer que je ne me ferai pas vacciner. Je tiens à spécifier que je ne suis pas une de ces gens anti-vaccins et que, en fait, j’ai tous mes vaccins normatifs. Je n’ai jamais été d’accord avec ce vaccin contre l’influenza en particulier et là, avec le H1N1, je ne suis pas convaincue. Ce texte a été surtout pour mon information personnelle et ne cherche pas à vous convaincre de quoi que ce soit. Simplement, si on exigeait la fin des études AVANT de se faire vacciner, on serait plus surs que ce fameux squalène ne cause effectivement pas de maladies graves voire la mort.









