Ah la paranoïa!

29 10 2009

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Hier, j’ai partagé sur Facebook un enregistrement audio d’un certain Jean Jacques Crèvecoeur qui nous prévient contre les possibles dangers du vaccin contre le virus A-H1N1. Je ne prétends pas être plus capable que le reste de la population pour faire des recherches, mais les informations sont là si on les veut, alors pourquoi ne pas s’informer pour vrai au lieu d’écouter les médias?

Sur le site internet de Santé Canada, j’ai trouvé le nom du vaccin qui sera distribué au Canada ainsi que ses composantes. Il s’appelle Arepanrix H1N1 et est produit par une filiale de GlaxoSmithKline Biological nommée Corporation ID Biomedical of Québec.

Chaque dose de 0,5 mL du vaccin ArepanrixMC H1N1 contient 3,75 µg d’hémagglutinine (HA) dérivée de la souche A/California/07/2009 (H1N1)v. L’adjuvant AS03 est constitué d’une phase huileuse, contenant une huile naturelle et biodégradable, soit le squalène (10,69 mg par dose), et du DL-α-tocophérol (huile de vitamine E; 11,86 mg par dose), mélangée à une phase aqueuse composée d’un tampon phosphate isotonique. On a recours au polysorbate 80 (Tween 80; 4,86 mg par dose), un émulsifiant, pour stabiliser l’interface huile/eau. Chaque dose contient également 5 µg de thimérosal, un agent de conservation. Avant l’administration, il faut prélever le contenu du flacon renfermant l’adjuvant et le mélanger, selon un ratio de 1:1, avec le contenu du flacon renfermant l’antigène.

Certains d’entre vous pourraient comprendre ce charabia, moi j’ai fait des études en art et en sciences humaines donc pour moi c’est comme du chinois. Je cherche donc à comprendre certains termes :

  • µg est le symbole qui représente l’unité de mesure équivalente 1/1 000 000 d’un gramme : le microgramme.
  • L’hémagglutinine (HA) est une glycoprotéine antigénique présente à la surface du virus de la grippe et est responsable de la fixation de la particule virale à un récepteur situé sur la cellule cible.
  • Un adjuvant immunologique est une substance qui (quand elle est administrée conjointement avec un antigène) stimule, active, prolonge, renforce, potentialise ou module le système immunitaire, bien que cette substance n’ait pas elle-même et en soit de vertu antigénique. (Un antigène c’est ce qui fait réagir le système immunitaire et qui sert à nous immuniser dans le fond, si je comprends bien, ici, c’est l’hémagglutinine.)
  • Le squalène est un lipide produit naturellement par tous les organismes supérieurs y compris les humains. Il est présent en grande quantité dans l’huile du foie des requins, d’où son nom, et en moindre quantité dans l’huile d’olive et autres produits comestibles.
  • Le DL-α-tocophérol c’est de la vitamine E.
  • Le polysorbate 80 est un émulsifiant normalement utilisé dans la crème glacée pour éviter que les protéines de lait enveloppent complètement les gouttelettes de gras.
  • Le thimérosal est un composé chimique organo-mercuriel composé d’environ 49 % de mercure utilisé comme antiseptique et antimycosique (champignons).

Les composantes qui sont sujet de polémiques sont le squalène et le thimérosal. Le thimérosal à cause du mercure qu’il contient et le squalène car il est possiblement relié au syndrome de la guerre du Golfe (1990-1991). Cette « maladie » est caractérisée par des troubles du système immunitaire, des malformations congénitales et possiblement des décès. Selon un rapport du comité consultatif mondial sur la sécurité des vaccins de l’Organisation mondiale de la santé datant de l’été 2006, il n’y avait pas de squalène dans les vaccins administrés aux anciens combattants de la guerre du Golfe :

On a laissé entendre qu’il y avait peut-être un lien entre les problèmes de santé présentés par les anciens combattants de la guerre du Golfe et la présence possible de squalène dans les vaccins qu’ils avaient reçus. Un rapport publié a avancé que certains d’entre eux, qui avaient reçu des vaccins contre le charbon, avaient développé des anticorps antisqualène et que ces anticorps avaient provoqué des incapacités. Mais il n’y avait pas de squalène dans les vaccins administrés à ces vétérans, pas plus qu’il n’y en avait eu d’utilisé dans le procédé de fabrication. Divers articles ont été publiés indiquant les faiblesses techniques de ce rapport original.


[…] Le Comité a conclu que les craintes suscitées par la présence de squalène dans les vaccins, déclenchant la production d’anticorps antisqualène pathologiques, sont infondées. Cependant, il a bien noté que l’expérience que l’on a des vaccins contenant du squalène repose principalement sur des classes d’âge élevées et a recommandé que, lorsque l’on introduira des vaccins contenant du squalène dans d’autres classes d’âge, un suivi après commercialisation attentif soit effectué pour détecter toute manifestation indésirable postvaccinale éventuelle.


Le comité considère important d’attirer l’attention sur le fait que les vaccins antigrippaux ont été administrés à grande échelle, mais majoritairement sur des gens de 65 ans et plus et donc ils ne peuvent confirmer quels sont les effets sur une population plus jeune. Cette information date de 2006. Selon Wikipédia, en 2008 la National Academy of Science des États-Unis aurait publié des preuves que ces maladies peuvent être expliquées en partie par leur exposition à des inhibiteurs de l’acétylcholinestérase.

Dans le site de la National Academies Press, j’ai trouvé un texte officiel de l’Institute of Medicine qui stipule que le squalène est utilisé dans une panoplie de produits cosmétiques (crèmes, rouges à lèvres, maquillage, etc.) ainsi que dans des suppléments alimentaires. Selon eux, l’ingestion excessive de squalène à partir de suppléments alimentaires peut causer une pneumonie lipidique. Evidemment, dans le cas d’un vaccin, cette possibilité est exclue dû au fait que la présence de squalène est minime. Les auteurs du texte expliquent les résultats d’une étude faite sur un trop petit échantillon, qui confirmerait la toxicité du squalène. Ils stipulent que malgré le fait que les résultats ne puissent pas être considérés véridiques dû au trop petit échantillon ainsi qu’à certains aspects méthodologiques qui n’avaient pas été révélés, l’étude ne peut pas être écartée.

Je n’ai pas réussi à trouver des études récentes ce qui ne signifie pas qu’il n’y en ait pas, mais possible qu’elles ne soient pas terminées ou, si elles le sont, tout simplement pas publiées sur internet.

En conclusion, je continue d’affirmer que je ne me ferai pas vacciner. Je tiens à spécifier que je ne suis pas une de ces gens anti-vaccins et que, en fait, j’ai tous mes vaccins normatifs. Je n’ai jamais été d’accord avec ce vaccin contre l’influenza en particulier et là, avec le H1N1, je ne suis pas convaincue. Ce texte a été surtout pour mon information personnelle et ne cherche pas à vous convaincre de quoi que ce soit. Simplement, si on exigeait la fin des études AVANT de se faire vacciner, on serait plus surs que ce fameux squalène ne cause effectivement pas de maladies graves voire la mort.





Et c’est le bordel à Montréal!

26 10 2009

Vero Vigneault

Initialement, j’allais vous dresser un portrait des programmes des trois partis qui se présentent à la mairie dimanche prochain pour qu’on puisse mieux guider notre devoir citoyen. Initialement. Aujourd’hui, je ne sais pas trop à quoi ça sert. Aujourd’hui, tout se joue sur la question : Qui crosse, qui ne crosse pas?
Vous avez peut-être vu l’entrevue de Benoit Labonté à Radio-Canada hier soir. Moi non. Je n’ai pas de signal pour ma télé, même une antenne radio ça marche pas. Je me fie donc à ce qu’on raconte dans la presse québécoise ce matin. Il est-tu dans la merde le maire Tremblay? Je pense que oui. Les gens vont-ils voter pour lui, maintenant qu’on est au courant de tout ce bordel qui se passe à l’hôtel de ville? Je pense que oui, mais ça sera peut-être pas la majorité.
Personnellement, mon choix est fait, je vote pour Bergeron. La madame qui va aller n’importe où où elle me peut avoir du pouvoir me tape royalement sur les nerfs. Oui, oui, je parle de madame Harel. Juste lire le programme du parti Vision Montréal a été pénible. Il n’est pas mauvais, par contre. Mais quand tu me dis que ton plan c’est « d’examiner la façon la plus efficace de gérer la ville, » je me pose des questions. Justement, c’est pas ça que t’es supposée avoir fait AVANT? N’est-ce pas cette « façon plus efficace » que t’es supposée me proposer pour me convaincre de voter pour toi? Moi je vote Bergeron.

Et toi? Pour qui tu votes, toi? En fait, vas-tu au moins voter?

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Let it die

13 08 2009
Une touche plus personnelle cette fois :

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Dans la vie, « friends come and go » (les amis viennent et s’en vont). Mes souvenirs, du plus lointain au plus récent, sont peuplés de personnages dont la compagnie j’ai soit adoré soit détesté. Ces gens qui font partie du premier groupe sont considérés amis peu importe la durée de notre « relation ». En fait, j’ai toujours vécu, de façon inconsciente, en fonction de cette éphémérité.

Les affinités que nous avons avec une personne ne peuvent durer qu’une période, rien n’est éternel. Parfois, nos personnalités évoluent et s’éloignent ou, encore pire, nos vies évoluent et s’éloignent… physiquement. D’autres fois, des amitiés se terminent brusquement, avant leur date d’expiration. Ce sont celles là qu’on regrette* le plus, du moins pour moi.

Une amitié non-terminée, maintenant presqu’inexistante, fait mal. Le vide créé soudainement et sans explication est pire que celui qui survient après une dispute. Quelqu’un a déjà utilisé l’expression « je n’ai pas eu droit à mon 4% ». Cette déclaration résume bien le sentiment ressenti lors d’une soudaine indifférence. Dans ma vie,  seulement deux personnes m’ont fait ce coup. Ces deux personnes n’ont pas donné de raison, n’ont pas dit au revoir et ainsi je ne comprendrai jamais ce qui est arrivé.

En tant que membre du commun des mortels, j’ai aussi besoin d’une conclusion quand quelque chose se termine. « Closure » qu’ils appellent en anglais. Oui, j’ai besoin de closure, mais je sens que je n’aurais pas ce que je veux. En fait, ce que je veux c’est que cette amitié ne finisse jamais, mais bon peut-être ai-je manqué de respect sans m’en rendre compte, peut-être n’ai-je pas assez écouté, trop parlé, n’ai pas assez valorisé. Je ne saurais jamais ce que j’ai fait de mal et ne demanderai pas non plus.

*REGRETTER Verbe. Éprouver de la douleur en l’absence de quelque chose ou de quelqu’un.




Fuck the world!

8 08 2009

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L’être humain n’a pas beaucoup évolué depuis l’homo sapiens. Nous n’avons pas perdu notre coccyx et n’avons pas développé de nouveau doigts pour nous aider à taper plus rapidement à l’ordinateur. Nos instincts animaux sont toujours d’actualité, qu’on le veule ou pas. Même si parfois accentuée par un bon vin, notre envie de baiser reste toujours une pulsion animale qui ne peut être rationnelle.

J’ai lu dans une revue de psychologie que nos comportements sociaux peuvent tous être expliqués par des besoins que l’Être Humain devait combler il y a des milliers d’années. Un mâle doit féconder un maximum de femelles pour ainsi assurer la multiplication de la race. Une femelle doit avoir la possibilité de s’engager dans des relations sexuelles avec plusieurs mâles au cas où celui qu’elle a choisi meure en chassant. La raison première du désir sexuel c’est la procréation.

Je réalise que cette nécessité n’est plus vraiment un concept en vigueur et que de nos jours, nous baisons parce qu’on veut, mais reste que l’explication de nos agissements se trouve lors de notre dernier grand pas dans le chemin de l’évolution.

Notre société, grandement influencée par les religions judéo-chrétiennes, nous a dressés de façon à ce qu’on ait envie de partager notre vie avec une seule personne. Nous devons comprendre que ce conditionnement a grandement aidé à contrôler les peuples, mais que ce n’est pas ce que dame Nature avant en tête pour nous. Voilà pourquoi, l’amour ne dure que quatre ans. Un enfant, à 3 ans, peut se nourrir seul, n’a plus besoin d’être allaité et est en mesure de marcher. La mère peut maintenant faire un autre enfant, le père est parti à la chasse et ne reviendra peut-être pas.

Oui, je sais, je vous donne de vieux exemples qui datent de la préhistoire, mais c’est vrai que nous n’avons pas évolué bien bien depuis ce temps. La “polygamie” existe parce qu’elle est dans la nature et c’est pas la morale qui va nous l’enlever de notre code génétique. Oui, je suis si possessive que je ne voudrais surtout pas que mon homme couche avec une autre fille et donc je ne couche avec personne. Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse ou de quoi de même?

Personnellement, par pur conditionnement social, je ne peux accepter la polygamie pour moi même, mon couple et peut-être même des gens autour de moi. MAIS! Je crois qu’éventuellement c’est quelque chose que nous devrons accepter. Parce que tout le monde couche avec tout le monde de toute façon et si on l’acceptait peut-être que ça ferait moins mal, se sentirait-on moins trahis si on pouvait discuter de ces choses avec notre amoureux/amoureuse.





Mets tes pantalons!

3 08 2009

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Mon amie Jessie a partagé avec moi une nouvelle qui m’a complètement choquée : Lubna Ahmed al-Hussein a été arrêtée, et est présentement en procès, pour avoir porté des pantalons en public.

Pardon?

Je me souviens, à Marseille, une française m’a dit qu’au début du XXe siècle tu risquais de te faire arrêter si tu portais des pantalons. J’ai rit, jugeant que c’était une blague. Elle m’a assuré que non, que c’était bien vrai. Maintenant, j’apprends que ce n’est pas seulement vrai, mais que cette façon de procéder s’applique encore dans des pays civilement arriérés.

La peine que Madame al-Hussein risque est celle de quarante coups de fouet! Messieurs islamistes incroyablement rétrogrades, arrêtez le cirque et laissez les gens vivre en paix. Laissez les femmes vivre comme bon leur semble! Du moins s’habiller comme elles veulent. Arrêtez d’utiliser la sacrée « décence » pour vous défendre! En fait, je ne vois pas comment une paire de pantalons peut être excitant. Pourquoi les femmes doivent-elles payer le prix parce que les hommes bandent quand ils voient une paire de fesses?

Bon, pour revenir à Madame al-Hussein, ce que je trouve vraiment digne de mention est en fait qu’elle ait décidé de laisser tomber son immunité (qui lui était due à cause de son travail pour l’ONU) et ait fait appel aux médias en grand nombre pour que le monde au complet sache ce qui lui arrive. Elle aurait pu faire comme nombre d’autre femmes qui ne font qu’accepter qu’on les fouette et ne disent pas un mot. C’est ce que j’aurais fait probablement.

Et ce qui est encore plus incroyable est le fait qu’elle ose dire devant tous ces malades que la loi utilisée contre elle est vague et qu’en fait, il n’est jamais mentionné clairement que le port de pantalons est interdit.  De plus, elle met le point sur le fait que les femmes soldats portent des pantalons. Et pourquoi auraient-elles le droit et pas les civiles? Parce qu’elles se promènent avec des gros pénis en métal elles ne sont plus des femmes, n’ont plus rien à cacher?

Voyons donc!





Contestant No. 2 (I’m back!)

30 07 2009

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Je m’efforce toujours de ne pas lire ni écouter les nouvelles. J’essaie toujours de nourrir mon existence sans devoir me féliciter du fait que ma vie n’est pas un drame. Je tente de m’enseigner à ne pas être indifférente au malheur des autres, sentiment que nous avons tous acquis depuis la propagation généralisée de l’information (sensationaliste ou pas).

J’ai découvert qu’en branchant mon câble d’internet à ma télé, j’ai accès aux 5 premiers postes du câble! J’ai regardé un documentaire de PBS qui raconte l’histoire de Duah Fares, jeune arabo-israélienne, membre de la secte des Druzes, qui a le rêve de devenir top-modèle.

Oui, ma première réaction fut celle que vous attendiez : Ah que c’est con que de vouloir être un objet de beauté plastique! Mais bon, la fille c’est ce qu’elle veut et donc elle participe au concours de Miss Israël. Problème : faisant partie d’une secte islamique qui n’accepte pas que les femmes se montrent en maillot de bain, on menace de la tuer et tout le tralala. Son oncle se fait arrêter car il planifiait son meutre!! Son oncle!! Finalement les chefs religieux s’en mêlent et mademoiselle ne peut plus continuer à participer dans ce concours.

Merde! Laissez les femmes faire ce qu’elles veulent! À quand une société qui n’est pas dictée par la religion!?!





Et… je me sauve dans la fiction

1 05 2009

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J’avais oublié que j’avais un blog! Si vous me suiviez de près aurez-vous peut-être remarqué que j’ai effacé mes articles sur Fujimori, The Yes Men et la traduction d’un vieux poème. Pourquoi? Je trouvais que ces sujets n’avaient pas vraiment leur place dans ce blog. Si vous lisez mon premier article vous remarquerez que je n’avais pas l’intention de parler de choses personnelles, ergo le poème. Je ne veux pas faire de pub, ergo The Yes Men. Et bon, je trouve que l’article sur Fujimori manquait de jus… Je ne voulais pas donner un cours d’histoire et je ne comprenais plus pourquoi j’ai voulu rentrer Menem dans toute cette histoire.

Me révolter toute seule dans mon coin contre tout ce qui se passe dans le monde m’a fatiguée. Je ne dis pas que je déménage à Laval et que je m’achète un Hummer pour aller au dépanneur acheter mes gratteux, mais je prends une pause de l’actualité. Donc je vous abandonne pour un moment.

Je me sauve dans la fiction, dans le rêve. Je ne sais pas si c’est pertinent de partager mes découvertes littéraires avec vous. Je m’embarque dans une analyse introspective et je reviendrai lorsque je m’en serai fatiguée ou quand j’aurai un sujet qui me brûlera les doigts.

Hasta lueguito!





Miam! Qu’il est bon ce steak!

30 03 2009

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Il y a quelques semaines j’ai vu l’épisode de Penn & Teller’s Bullshit sur PETA (People for the Ethic Treatment of Animals ou Pour un Traitement Éthique des Animaux, en français.) En y repensant, ça m’a donné envie de vous en parler. En fait ce qui m’a réellement poussé à vouloir vous en parler c’est que, hier, j’ai lu sur dans la section “About me” du MySpace de mon frère qu’il se décrit comme un “wannabe vegetarian”. Donc il veut être végétarien. Qu’est-ce qui lui en empêche? Son amour pour le BBQ?

Je me souviens de la première fois qu’il est arrivé avec cette idée à la maison (à l’époque où nous habitions encore sous le même toit). Si vous me connaissez bien, vous savez comment je peux m’emporter sur un sujet comme celui-ci… et donc, j’ai commencé à attaquer le pauvre petit. Aucun de nous deux n’avait vraiment fait ses recherches sur le sujet, mais il est clair que je l’ai anéanti quand même. La preuve? Je n’en ai plus entendu parler. Mais là je reviens à la charge!

En fait, je n’ai jamais rencontré de végétarien qui ait pu me convaincre des raisons pourquoi je devrais me convertir. À part le coté santé de la chose, je n’y vois aucun avantage réel. Attention, ici, par santé, je veux juste dire qu’on se préoccuperait plus de balancer notre alimentation en étant végétarien ou même végétalien (j’aime mieux le terme anglophone vegan) que le contraire.

Quelles sont les raisons idéologiques qui poussent ces personnes à arrêter de manger de la viande? Pourquoi veut-on nous convertir? N’est-ce pas un fait que l’être humain a pu survivre tout ce temps grâce à la consomation de viande animale? Peut-être que j’invente, mais est-ce inexact de constater que les aborigènes des régions nordiques ne se nourrissent que de viande? Auraient-ils pu manger autre chose à l’époque où l’importation d’aliments n’existait pas? Au fait, importent-ils maintenant des légumes ou continuent-ils à ne manger que de la phoque? Ces gens là seraient-ils exempts des attaques de PETA parce qu’ils n’ont pas vriament le choix de se rechauffer avec de la peau d’ours?

Des questions comme celles-ci j’en ai beaucoup. Je n’ai pas l’énergie en ce moment pour faire de la recherche sur les aborigènes ni sur l’histoire de l’évolution de l’homme, mais je me dis que si nous avons évolué comme nous l’avons fait c’est certainement parce qu’on a mangé des protéines au cours de notre histoire. Oui, je le sais qu’il y a des protéines dans les beans et dans les peanuts, mais nos ancêtres ont choisi de chasser. Et ce ne pas seulement pour des raisons alimentaires, mais ils utilisaient les os et les peaux des animaux qu’ils mangeaient. Bref, on est pas arrivés là où on se trouve par magie.

Aussi pourquoi les végétariens qui détestent tellement la viande n’arrêtent-ils pas d’essayer de l’imiter. Je suis tannée de leurs végé-burgers, leurs végé-bacon et leur mille-et-un plats au tofu qui veulent à tout prix arriver à gouter pareil comme si on les avait cuisiné avec de la vraie viande! Créez-vous vos propres plats et arrêtez d’imiter notre bon steak haché!

Et bon, pour revenir au respect des droits des animaux. Ingrid Newkirk la fondatrice de PETA a dit que “l’esclavage n’est pas fini [...] dans le monde en général. Les animaux sont les esclaves d’aujourd’hui.” Euh, OK. Je crois fortement que quiconque compare un être humain à un animal n’est pas quelqu’un de lucide. Regarde tous les vidéos que PETA nous montre dans les rues et ensuite fait juste regarder la scène du soir à l’orphelinat dans Slumdog Millionaire. La personne qui décide de donner son argent à une association qui place la souffrance des poules, des vaches et des cochons en haut de la souffrance de vrais êtres humains ne mérite pas mon respect. Je serai même capable de dire qu’elle mériterait de vivre cette souffrance.

Et je ne vous ai même pas parlé de leur campagne de “l’Holocauste dans votre assiette” ni de celle qui fait allusion au cannibalisme.

En tout cas, nous ne devons pas non plus mettre tous les végétariens dans la même assiette (alerte à la blague! hehe) donc je ne continuerai pas ce texte jusqu’à ce que quelqu’un m’explique pourquoi il/elle a décidé de devenir végétarienne. Et, désolée Fred, je ne considère pas qu’être vegan aide qui que ce soit et il me manque encore des arguments de ta part autre que “Meat is murder”. Parce que si on veut considérer les animaux comme des être capables de souffrance, on devrait aussi se pencher sur cette capacité chez les plantes. Après tout ce sont des êtres vivants aussi.

Quelqu’un me contredit? SVP?





The Business of Sex

28 03 2009

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Nous avons tendance à fuir les sujets de conversation qui nous mettent mal à l’aise. En tout cas, je peux certainement parler pour moi-même et au moins quelques autres personnes. Je cherchait quelque chose à faire hier soir et suis tombée sur un reportage sur CTV : The Business of Sex. Malgré le fait que l’introduction ait réussi à garder mon attention, dès la première pause publicitaire, je me suis dit “je n’ai pas envie d’écouter ça, vaut mieux chercher autre chose.”

“Pourquoi fuir ce qui me met mal à l’aise?” me suis-je alors demandée et me suis poussée à le regarder au complet. Le documentaire est en fait très intéressant car il met en évidence le fait que la prostitution n’est pas illégale au Canada. Aussi, on peut y entendre différentes personnes qui sont touchées par l’idustrie du sexe et ceux qui le sont moins aussi : prostituées, clients, ministres d’église, féministes, avocats, propriétaires de sex shops, etc.

Je ne crois pas être en mesure de vous dire bientôt que j’approuve cette “profession”, mais il est vrai d’affirmer que le besoin sexuel est bel et bien là et que si on peut tout acheter avec de l’argent pourquoi pas le sexe?

La prostitution n’est pas un crime, mais il serait illégale de la pratiquer à un même endroit plus qu’une fois. Vous voyez comment une loi qui dicte chose pareille met possiblement en danger une personne qui ne peut excercer son “métier” à un endroit où elle se sent en sécurité. De plus, il semble que ce soit monnaie courante que des travailleuses du sexe se fassent battre et même tuer car elles n’ont pas de lieu de travail précis et aucune sécurité.

Il semble qu’en Europe, où la prostitution est légale et imposée ($$$), les bordels soient très sécurisés et que des règles bien établies soient mises en places pour protéger toutes les parties impliquées. Douche en rentrant et condoms obligatoires, gardes de sécurité et système de caméras bien en place, médecin dans la batisse et les visites à celui-ci exigées hébdomadairement. On nous en montre seulement qu’un de ces bordels, probablement un des plus sophistiqués pour bien nous impréssionner, mais quand même! Tout m’a l’air très bien encadré.

Selon un homme souffrant d’handicap physiques et mentaux, il semble que là ou la vie est parfaite (en Europe) les personnes handicapées auraient même droit à des subventions de l’État pour pouvoir se procurer ce type de services. Car avouons-le ou pas ces gens là ne doivent pas avoir une vie sexuelle très active et je ne crois pas que ce soit par choix. Bref, ce monsieur en question aimerait bien que le gouvernement lui paye une pute de temps à autre.

Je vous laisse refléchir là-dessus, en espérant que vous puissez le voir (je ne le trouve pas sur youTube). Essayons d’ouvrir un peu plus nos esprits en voyant les choses peut-être du coté plus logique que sentimentale : Si ça existe c’est que la demande est là. Et bon c’est pas tout le monde qui peut se trouver un partenaire sexuel gratuit en quelques minutes.

Bon weekend!





Fausses mères

11 03 2009

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Dans mes cours d’histoire, j’ai appris comment, à différentes périodes, des gens partout dans le monde se rebellaient contre la technologie et les nouvelles mœurs et vivaient dans une perpétuelle nostalgie. Ma réaction face à leur rejet d’évolution était toujours la même : Quelle bande de caves ! Mais en fait, plus j’avance dans la vie, plus j’ai envie de retourner en arrière, moi aussi. Non pas par refus du changement, parce que j’aime ça le changement, mais parce que il me semble que plus on va plus les comportements humains se compliquent et plus les gens font des choses stupides.

Je viens de lire un article dans La Presse [1] sur comment une juge a refusé l’adoption à une dame qui, ne pouvant concevoir son enfant elle-même, a eu recours aux « services » d’une mère porteuse. Peut-être allez vous me classer dans le bac des conservateurs, mais moi je dis que si t’es pas capable de concevoir ton enfant par la baise, oublie ça et adopte un enfant du tiers monde, calice !

Les parents dans cet article avaient déjà 2 enfants et en voulaient un autre ; ce qui, en soi, est correct, je n’ai rien à dire la dessus. Mais lorsqu’ils n’ont pas réussi à se faire un bébé en baisant, ils ont essayé pendant sept ans les traitements de fertilité ! Mais voyons donc ! Après sept ans t’as pas compris que peut-être tu ne devrais pas avoir un autre enfant ? T’as pas eu le temps de penser à l’adoption ? Pourquoi est-ce qu’on force la naissance d’un enfant ? Je ne veux pas sortir la carte de Dieu, mais pour les religieux : Si vous ne pouvez pas concevoir un enfant, ne pensez-vous pas qu’il y a une raison à ceci ? Bref, la « mère » qui a payé des milliers de dollars pour qu’une autre femme acouche de « son » bébé ne peut pas adopter ce-dernier parce que le recours à une mère porteuse n’est pas légal au Québec. Bravo Monsieur le Juge! Et j’espère que la court suprême de nulle part va décider de changer les lois pour faire plaisir à ces gens là.

Il y aussi la fameuse mère des octuplés. Mère célibataire de six enfants, sans emploi depuis plusieurs années,  elle décide qu’elle en veut plus et va se faire inséminer artificiellement… Une autre folle! Et savez-vous en quoi elle étudie? En counselling! En anglais, le mot peut englober tant un conseiller en orientation qu’un aide psychologique. Moi je pense que c’est elle qui a besoin de counselling!

J’aimerais que cette folie des naissances n’existe pas. J’aimerais que les gens aient des enfants naturellement. J’aimerais que tout le monde qui ne peut pas avoir d’enfant (et même ceux qui peuvent) adoptent ceux qui n’ont plus de parents. À cause de mon travail, je parle souvent à des gens qui ont adopté des enfants à l’étranger, de pays du tiers-monde et sincèrement je les admire. Il y a des gens qui critiquent Angelina Jolie d’en adopter autant, mais si elle a les moyens pourquoi ne pas en sauver le plus possible?!

[1] Oui, je sais que je fais de la pub pour La Presse. Et, non, je ne lis pas que ça.